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    Maurice Ravel, par Jesùs Echevarria - Anglet

       

     

    "Hommage à Maurice Ravel"

    Par Jesùs Echevarria

     

     

     

                           

                         En 1987, Anglet se dote de la sculpture de Jesùs Echevarria (artiste espagnol) "Hommage à Maurice Ravel". L'œuvre prend place devant la Galerie Georges Pompidou de la bibliothèque municipale. Une belle façon de célébrer le cinquantième anniversaire de la mort du compositeur.

     

    Elle est constituée d'un bloc de pierre de 2m50 de haut, sur 1m50 de large environ. Plusieurs thèmes du répertoire de Maurice Ravel sont représentés :
    "Le concert pour la main gauche" avec cette main posée sur quelques touches d'un clavier, "Le Boléro" se retrouve dans cette répétition de formes et volumes enlacés, et sur l'autre face, "Gaspard de la nuit" avec les notes gravées sur la portée.

     

    Maurice Ravel, par Jesùs Echevarria - Anglet

    Maurice Ravel, par Jesùs Echevarria - Anglet

    Bibliothèque municipale Anglet


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     La Croix Blanche - Bayonne

     

     

    La  Croix Blanche

    Fin de l'occcupation anglaise

     

     

    Il faut d'abord la trouver, c'est le hasard qui a bien fait les choses. Au détour de la casemate, en passant par l'avenue Maréchal de Lautrec, du côté de la Porte d'Espagne, sur le talus qui longe l'avenue de Pampelune, je l'ai vue, là, dans sa sobriété et son originalité. Elle symbolise l'apparition d'une croix lumineuse immense dans le ciel de Bayonne*, au dessus du camp des français dirigé par Jean de Dunois et Gaston de Foix, au nom de Charles VII. Ainsi se termine trois siècles d'occupation anglaise, Bayonne appartient au royaume de France à partir du 20 août 1451 ...

    *En 1451, Bayonne est sous domination anglaise, depuis bientôt presque 3 siècles, et les Bayonnais semblent peu enclin à vouloir changer ce régime qui leur apporte nombreux avantages commerciaux et maritimes, à cette époque, Bayonne devient célèbre et acquiert une belle renommée bien au delà des frontières grâce aux Anglais.

     

    Le 7 août 1451, les troupes françaises qui poursuivent leur avancée pour récupérer des territoires appartenant aux Anglais, sont aux portes de la ville. Les Bayonnais tiennent le siège, ils ne veulent pas se rendre,  jusqu'au matin du 20 août : en effet, une croix blanche, telle un crucifix s'élève dans le ciel. Les Bayonnais y voient un signe divin de la fin de leur allégeance aux Anglais, ils se rendent avec une ferveur mystique, Bayonne fait partie du royaume français grâce à ce miracle.

    La Croix Blanche - Bayonne

     

    La Croix Blanche - Bayonne

     

    sites de référence ici et ici


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    Le cimetière juif - Bayonne

     

    Le cimetière juif

    de Bayonne

     

     

     

    Il a été bien difficile de lui trouver portes ouvertes, le lieu est privé. Mais je me suis dit que peut-être, à l'occasion des Journées du Patrimoine, la visite serait possible. Et en effet, ce fut possible, il n'est  resté ouvert au public que deux petites heures. Je ne voulais pas manquer ce rendez-vous, il fallait absolument que je le visite. Il se trouve au 15 de l'avenue du 14 avril à Bayonne (quartier St-Etienne).

    Le cimetière s'étend sur 2 ha, et contient 3000 tombes : cela lui donne la qualité d'être le plus grand cimetière israélite de France, et l'un des plus grands d'Europe. Le plus vieux aussi. En effet, ce terrain a été acheté en 1688 par la confrérie Hébera, grâce à une souscription auprès de tous les membres de la communauté juive. Il sera officiellement ouvert en 1792, les défunts juifs y sont enterrés gratuitement, moyennant toutefois certaines contributions au sein de la communauté. Le lieu sera largement bombardé lors du blocus de 1814, les Anglais s'étant établis sur cet espace stratégique.

    C'est pour cela qu'on y trouve des tombes complètement brisées, remises en état petit à petit. Ceci est possible grâce à une quinzaine de bénévoles, qui depuis 6 ans, pendant 15 jours en août,  s'évertuent à déterrer, nettoyer les pierres tombales, avec stabilisation des sols, et des allées... Souvent une simple pierre taillée, disposée à l'horizontale, sans signe ostentatoire, sinon des épitaphes en espagnol, portugais, hébreu et français, avec millésime de la création du monde.

     

    Association Cultuelle Israélite de Bayonne et Biarritz

    La synagogue de Bayonne

     

    Le cimetière juif - BayonneLe cimetière juif - Bayonne

     

    Pierre brisée reconstituée       Pierre brisée reconstituée     Le cimetière juif - Bayonne

    Le cimetière juif - Bayonne

    Le cimetière juif - au 15 avenue du 14 avril 1814 - Bayonne          Tombe du cimetière juif - Bayonne     Le cimetière juif - Bayonne
     

    Tombe du cimetière juif - Bayonne

     

    Tombes du cimetière juif - Bayonne   


  • Le Cimetière des Anglais - Bayonne

    Le Cimetière des Anglais, enfin, déniché, par hasard, par un dimanche d'août. Pour y aller, descendre le Chemin de Laharie, à partir du carrefour avec la D810. On parcourt un ou deux kilomètres, et prendre à droite le chemin de Laborde. Avancer quelques centaines de mètres, là, il faut descendre de vélo (ou de voiture) pour continuer à pieds. On suit la direction indiquée par le panneau (photo ci-dessous), on se retrouve en pleine campagne, avec un bois d'un côté, et des champs de l'autre, très bucolique : on marche ainsi, tranquillement dans une nature paisible, quelques minutes, on tourne sur la gauche, puis on descend par le sentier ...

    Le cimetière des Anglais - Bayonne

     

    Le cimetière des Anglais - Bayonne Le cimetière des Anglais - Bayonne

     

     

     

     

     

     

     

    ... Et tout à coup, on l'aperçoit, blotti entre la lisière du bois, un champ, une plantation de maïs, des vaches paissent. Quelques mètres carrés, une douzaine de tombes d'officiers anglais (le 3è régiment des gardes morts en 1814 contre les troupes de Napoléon,  pendant l'assaut), quelques plaques célèbrent le passage de plusieurs célébrités, des palmiers décorent l'ensemble et s'érigent avec un obélisque dédié au Capitaine Holburn, le tout précautionneusement entouré de hautes grilles en fer forgé, hérissées de pointes de plus de 30cm en quinconce. Comme pour protéger ces soldats dans leur mort, et les laisser reposer en paix. Le cimetière a été établi sur l'ancien campement du régiment.

    Le cimetière des Anglais - Bayonne

    Le cimetière des Anglais - Bayonne

     

     

     

     

     

     

     

    Le cimetière des Anglais - Bayonne

     

    Le cimetière des Anglais - Bayonne

     

    Le cimetière des Anglais - Bayonne

     

    Vous trouverez la totalité des photos --> ici , la balade vaut vraiment le détour, le cadre est agréable, les grilles sont très originales, comme des herses protectrices, disproportionnées par rapport à l'ambiance tranquille de l'endroit, où l'on ne peut accéder qu'à pieds (N.B. : impossible de descendre en fauteuil roulant).

     

     


  • Trois langues dans ma bouche, de Frédéric Aribit

     

     
     

    "Trois langues dans ma bouche"

    de

    Frédéric Aribit

     

     

    Frédéric Aribit, natif d'ici, a grandi ici, en Pays Basque, son livre est en librairie (et en
    médiathèques) depuis quelques mois : " Trois langues dans ma bouche ".

    Roman ? Plutôt récit, narration, questionnement de l'auteur devenu adulte, et père à son tour. Remontée acide, cocasse ...  de souvenirs, nostalgie de l'enfance, de l'adolescence et de la jeunesse...  Somme toute une introspection ordinaire, réminiscence à laquelle tout un chacun s'adonne à un moment donné dans sa vie ?

    Oui, un peu beaucoup de tout cela mélangé, mais puissance mille ! Car F. Aribit excelle en son style précis, littéraire, les phrases se développent comme une mélopée. Phrases longues, mais fluides, cela va vite, à la limite de l'essoufflement, vocabulaire châtié (sortez votre dictionnaire!!), pas un instant d'ennui.

    Tiraillement entre langues, en multiD, impossibilité d'avoir 2 langues maternelles, et puis langues parlées, écrites, inventées, certes, mais la langue, notre organe du goût, de sensualité, le mot langue, sujet de tant et tant de dictons et autres expressions populaires ...

    Frédéric Aribit
    F. Aribit, Médiathèque de Biarritz

    Bien sûr, ici, en Pays Basque, ce livre tombe à pic avec l'Euskara dans le berceau local, F. Aribit y consacre pas mal de pages, avec des anecdotes, des lieux, des atmosphères bien reconnaissables. Pas tout à fait bilingue, ni bascophone à 100%, comme beaucoup ici, pas forcément abertzale, ou militant forcené, mais pour la défense et la conservation de ce patrimoine euskaldun que chacun s'approprie et développe à sa façon.

    A la fois léger et dense, ce livre mérite d'être lu plusieurs fois, c'est obligé, il induit en nous les mêmes réflexions au sujet de nos langues.

     

     

    Dialogue avec Peio Serbielle lors du Salon du Livre de Sare 2015